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segunda-feira, março 30, 2009

A Sorbonne esteve em greve e foi ocupada: alguém ouviu nas notícias?

Para obter mais informações:

http://sorbonneengreve.revolublog.com/


Video: entrevista a professor de Filosofia na Sorbonne

http://www.dailymotion.com/video/x8sbre_sorbonne-occupee-26-mars_news

Comentário:

Aquilo que se passa nas universidades francesas mostra a violência do ataque contra a cultura e contra a própria ideia de universidade, pelos apologistas da «reformas» neo-liberais, em França como em toda a Europa. Sejam governos ditos «socialistas» ou de «direita», são todos adeptos do neo-liberalismo selvagem. Sem uma tomada de consciência generalizada com vista a uma mudança profunda, teremos de continuar a sofrer as investidas mais retrógadas.

Manuel Baptista


segunda-feira, março 16, 2009

terça-feira, março 10, 2009

FRANÇA: TODOS/AS EM GREVE GERAL RECONDUTÍVEL NO SECTOR DA EDUCAÇÃO

COMUNICADO DA FEDERAÇÃO DOS TRABALHADORES DA EDUCAÇÃO DA CNT-F (França):

«O estado toma sempre mais aos trabalhadores/as para dar sempre mais às classes dirigentes. A sua política é de facto de baixar ou de retirar impostos e taxas para os ricos. O dinheiro é tomado aos serviços públicos, à protecção social, para encher os bolsos dos accionistas e do patronato. O bolo é para os patrões e não restam senão migalhas para os/as trabalhadores/as, a quem lhes é retirado o resto da refeição.
As consequências são graves na Educação Pública, com a supressão de lugares do quadro, a instalação das EPEP (escolas de intervenção prioritária em zonas problemáticas)que implica uma escola hierarquizada e colocada em sistema concorrencial, a destruição da formação assim como dos direitos sindicais, os salários insuficientes, o aumento da precariedade, etc.

Em resumo, é tempo de nos mobilizarmos, de construir um forte movimento combativo para combater a destruição dos serviços públicos e - nomeadamente - da educação!

Para mudança de rumo os DOM (Domínios de Ultramar : Martinica e Guadalupe, com mais de um mês de greve geral bem sucedida) mostram-nos o caminho: greve geral!

De qualquer maneira temos de nos reunir em assembleias gerais para decidir como levar a cabo a mobilização do 10 de Março, a participação nas concentrações da 4ª feira 11 de Março e continuar depois de 19 de Março.

Somos nós que trabalhamos, somos nós que decidimos!


CNT STE 92

http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2554

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Publicada por Luta Social em Luta Social a 3/07/2009

terça-feira, janeiro 06, 2009

Luta dos Professores em França

França: contra-reforma Darcos destinada a cortar despesas encontra resistências de sindicatos de estudantes e de docentes


http://www.sudeducation.org/article2742.html
Réforme des lycées : la régression scolaire ne se négocie pas
Une illusion de négociation pour un vrai démantèlement
vendredi 12 décembre 2008

Dernière mise à jour 12 décembre 2008

En présentant le 17 juillet à la presse les principes de la réforme du lycée, Darcos rendait ses annonces quasiment invisibles pour la grande masse des personnels. Depuis la rentrée, les choses commencent à s'éclairer : fin octobre décision définitive sur les grands axes, décembre bouclage global de la réforme du lycée et mise en place d'une nouvelle seconde à la rentrée 2009. Il s'agit bien d'une réforme déjà ficelée qui vise à adapter le lycée et plus particulièrement le nombre d'heures de cours des élèves, aux milliers de suppressions de postes déjà annoncées. Derrière cette « réforme pédagogique » qui affiche le souhait d'une « plus grande autonomie des lycéens » se cache la volonté ministérielle de reformuler les obligations de service des enseignants.
Pour légitimer cette refonte du lycée, le ministre Darcos s'appuie sur une « feuille de route » signée par plusieurs syndicats. SUD Éducation a refusé de s'associer à ce qui ne pouvait être qu'un simulacre de négociation. Pour des raisons liées aux statuts des personnels, FO a fait le même choix. La CGT Éduc'action a retiré sa signature en septembre et le SNES a fait de même le 9 octobre.

Calendrier prévu

- Septembre – octobre 2008 : « concertation » (en deux mois, sur un sujet aussi vaste !).
- Fin octobre 2008 : décisions de Darcos sur les grands principes d'organisation.
- Novembre – décembre 2008 : lancement du travail sur les programmes, notamment pour la seconde.
Poursuite de la concertation sur les conséquences en matière de fonctionnement des établissements, d'exercice du métier d'enseignant, de vie lycéenne.
- Décembre 2008 : décisions de Darcos sur le projet définitif de seconde et les aspects essentiels du cycle terminal.
Consultations « formelles » (CSE, sans doute CNESER, autres).
- Janvier – juin 2009 : préparation de la rentrée dans les académies.
Affinement du projet pour le cycle terminal et les « modes de validation » (bac), poursuite du travail sur les programmes (adoption de ceux de seconde).
- Septembre 2009 : nouvelle seconde.
- Septembre – décembre 2009 : achèvement du travail sur les programmes du cycle terminal.
- Septembre 2010 : première année du nouveau cycle terminal.
- Septembre 2011 : deuxième année du nouveau cycle terminal.
- Juin 2012 : première session du baccalauréat.

De juillet à novembre déjà trop de raisons de dire non

Il s'agit en fait d'une remise en cause totale des enseignements en lycée. La réforme découpe le temps de travail des élèves en trois blocs :
- en seconde, 70% pour des enseignements fondamentaux, 20% pour des modules d'exploration et d'approfondissement, 10% pour des enseignements et activités dits d'accompagnement (18 modules semestriels dont 11 généraux, 4 d'exploration, 3 d'accompagnement) ;
- en cycle terminal, la répartition pourrait être respectivement de 45%, pour les enseignements fondamentaux, 45% pour ceux d'exploration et 10% pour l'accompagnement(16 modules généraux et 16 de spécialisation sur 2 ans).
L'essentiel reste de supprimer des heures et des postes. Le ministère fixe l'objectif en 2nde à 30h par semaine sur 36 semaines (soit 1080 heures annuelles). Aujourd'hui un élève de seconde a 28,5h de cours disciplinaires, 31,5 s'il prend une option facultative. Le ministère ne parle ni de dédoublement, ni de TP. Physique-chimie et SVT sont fondues dans les « sciences expérimentales » (3h annuelles) dans le bloc des enseignements généraux. Le cycle terminal devra aussi contribuer à la réduction de l'emploi public ! Le maintien d'une différence horaire prof / horaire élèves est ainsi un sujet de débat.
Le module semestriel de 3h devient la base de tout l'enseignement. On voit bien l'intérêt du ministère dans le cadre d'une annualisation des services des professeurs. Mais la généralisation de ce système avec la possibilité d'un enseignant différent tous les six mois va rendre le suivi des élèves quasiment impossible et pénalisera les élèves déjà en difficulté. L'enseignement par module pourra conduire également à faire disparaître le groupe classe qui organise aujourd'hui l'espace relationnel et affectif du lycéen et sert de base à la définition du service des enseignants.
L'appauvrissement culturel est un « dégât collatéral » assumé. En 2nde toutes les disciplines nouvelles en lycée (SES, ISI, médico social, IGC, LV3) deviendraient des modules d'exploration (optionnels). La plus grande incertitude règne encore à ce jour pour les sciences expérimentales (SVT, physique-chimie). Dans le cycle terminal, quatre familles de parcours sont prévues : humanités et arts, sciences, technologies et sciences de la société. Dans ce dernier parcours, les SES, sans doute trop critiques, perdraient leur influence au profit du droit et de la gestion.
L'accompagnement concernerait les élèves qui ont des difficultés, mais les autres seraient encadrés pour travailler sur les méthodes de travail ou la découverte des métiers, qui donnerait priorité aux partenariats avec les entreprises. Ces tâches relevaient, pour certaines, de rémunérations supplémentaires (prof principal, ISO…). Le projet serait-il de les intégrer dans la charge de travail de chacun et même d'augmenter le temps de travail (22 h) avec la même rémunération ? D'autre part, rien ne dit que cet accompagnement sera effectué par des enseignants et non pas, à terme, par des assistants pédagogiques, payés au SMIC ?
Pour régler les problèmes de gestion d'heures, qui ne manqueront pas d'apparaître sur le terrain, on invoque l'autonomie des établissements, notamment pour la mise en place des modules d'accompagnement, qui risquent de connaître le sort de « variable d'ajustement » qui est aujourd'hui celui de l'ECJS ou des TPE. Pour trancher dans les questions de cuisine interne, quoi de mieux que le « conseil pédagogique » afin de soumettre les enseignants aux choix contraints qui leur seront imposés et les faire collaborer à la gestion de la pénurie ? L'offre de modules serait discutée dans l'établissement, mais aussi au niveau rectoral en référence à une grille nationale. Le contenu des modules serait national.
Rien ne garantit que ce baccalauréat à parcours modulable et réduit restera un sésame acceptable pour des universités devenues « autonomes » avec la loi LRU. Rien ne garantit qu'il subsiste en tant qu'examen terminal et national.

L'autonomie des lycéens et l'égalité des droits demandent des moyens

Cette réforme ne peut qu'accroître les inégalités scolaires. Il ne simplifie en rien le parcours d'étude au lycée or plus un système est compliqué, plus ceux qui disposent d'information à son sujet peuvent en bénéficier. Comme la suppression de la carte scolaire, cette réforme renforce la mise en place de stratégies scolaires individuelles par l'élève et sa famille : choisir le « bon » établissements, les « bonnes » options en fin de 3e, le « bon » parcours dans le cycle terminal, tout cela reste inchangé par rapport à ce qu'on peut déplorer actuellement dans les études au lycée.
L'autonomie des lycéens, axe soi disant majeur de cette réforme, est un trompe-l'œil. Transformé en élève-client, il est convié à choisir son « menu » dans les différentes disciplines que son lycée lui propose. Mais son choix sera contraint par les moyens qu'aura pu obtenir effectivement son lycée, par la présence d'enseignants qu'il faudra bien « occuper », par les exigences des filières du supérieur... L'autonomie se construit et c'est une des tâches de l'école que de l'enseigner : renvoyer chaque lycéen à une autonomie qui serait « déjà là », c'est se préparer à le rendre entièrement responsable de ses échecs (« Si tu avais choisi la bonne option, le bon lycée... »), c'est justifier par avance les inégalités scolaires (« Tout le monde pouvait y arriver mais il fallait bien choisir »).
À la loi qui donne des obligations et des droits égaux, on substitue à tous les étages le contrat. Contrat entre le rectorat et le ministère, organisation contractuelle des enseignements dans chaque lycée, contrat entre le lycéen et les enseignements. Parallèlement, la concurrence est érigée comme modèle d'organisation notamment, chose nouvelle, entre les enseignants : pour pouvoir conserver ses « heures », son poste dans l'établissement, à l'enseignant de faire en sorte d'attirer les élèves pour qu'ils choisissent son module. Et quelle meilleure manière de le faire qu'en la présentant comme rentable ? De fait, est organisée une pression sur l'évaluation.
La réforme du ministère Darcos n'est donc que l'application de l'idéologie libérale au lycée, avec les dégâts que l'on peut voir actuellement dans le monde économique.
Pour un lycée de la réussite de tous, il faut des moyens, à commencer par une diminution importante du nombre d'élèves par classe en 2nde et dans le cycle terminal. Il faut du temps de concertation pour les équipes pédagogiques. Il faut que l'égalité des droits de tous les élèves à l'éducation prévale sur l'affrontement concurrentiel pour la meilleure place.

Une réforme pilotée par la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) et ses suppressions de postes

Cette réforme du lycée doit être replacée dans le contexte des suppressions massives de postes dans l'Éducation et dans tous les services publics. Toutes les réformes proposées depuis 2002 s'inscrivent dans la logique d'audits financiers : pour le lycée, l'audit préconisait la baisse de 20% des moyens par la suppression de spécialités (bacs techno ou pro), d'options et par la diminution des heures de cours. On y est …
Dans l'Éducation, aux milliers de suppressions de postes des années précédentes il faut ajouter les 80 000 annoncées par le gouvernement d'ici 2012 dont 13 500 pour 2009 avec leur cortège de mesures. Dans le second degré : poursuite du bac pro en 3 ans qui « économise » 10 000 postes en LP, inflation des heures supplémentaires ; dans le 1er degré, suppression des réseaux d'aide (RASED), développement des heures supplémentaires et rentabilisation accrue du travail des enseignants. Darcos lie de nouveau explicitement l'alourdissement des missions des enseignants, prévu dans le rapport Pochard, à la réforme du lycée.
Personne ne gagnera seul. Tous les personnels sont concernés. Organisons la lutte unitaire pour construire les possibilités d'une alternative démocratique pour l'École Publique.
SUD Éducation Calvados
7, avenue de Cambridge
14200 Hérouville-Saint-Clair tél : 06-72-67-50-13 / 02-31-24-23-36 courriel : sudeduc14@free.fr
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Colectivo Anti-Autoritário e Anti-Capitalista
de Luta de Classes, baseado em Portugal
www.luta-social.org

sexta-feira, dezembro 12, 2008

Entrevista publicada nas «Informations Ouvrières» (França) a Isabel Pires (dirigente sindical)

Lisboa: Manifestação dos Professores, 8/Novembro/2008

Uma Delegação de Sindicalistas Portugueses deve estar representada na Conferência Operária Europeia de Fevereiro de 2009

Isabel Pires, membro da Direcção do SPGL, declara em entrevista para o semanário francês “Informations Ouvrières”:


A luta dos professores diz respeito a toda a sociedade portuguesa

Pergunta: Tu és dirigente do maior sindicato dos professores portugueses – o Sindicato dos Professores da Grande Lisboa (SPGL), membro também da principal Federação sindical de professores (a FENPROF) – e tens estado, com todo o sindicato, no centro da luta e da mobilização histórica dos professores portugueses. Consideras que esta luta diz apenas diz respeito aos professores, como o Governo afirma a cada momento, para afirmar que as suas reformas não podem estar dependentes de uma corporação?

Isabel Pires (IP): Essa afirmação do governo Sócrates é um disco riscado, tal como o da Ministra da Educação que afirmava despudoradamente: “Perdi os professores, mas ganhei o país”.
A mobilização massiva dos professores e educadores, fechando as escolas por inteiro, ou a 95%, e as suas declarações, tal como a de toda a Plataforma Sindical, é a de que estão a defender a Escola Pública. Como é dito em múltiplas faixas: “Assim não se pode ensinar! Deixem-nos ser professores”.
Quem está numa escola sabe que o nosso trabalho é preparar aulas, estudar, ensinar, avaliar e ajustar, a cada momento, as respostas que considerarmos mais adequadas para os nossos alunos. Isto implica tranquilidade, trabalho de equipa, implica mais professores, nomeadamente no ensino especial, implica que os professores tenham mais autonomia e vivência democrática.
Todas as “reformas” que este Governo tem procurado impor em relação ao ensino, e, em particular, contra os professores, são medidas economicistas que levam ao desmantelamento da Escola Pública e à privatização da educação, possibilitando só às famílias com melhores capacidades económicas o acesso a um Ensino de qualidade, e as famílias sem capacidade económica e socialmente mais fragilizadas ficam sem possibilidade de escolher uma boa escola para os seus filhos.
Em relação ao novo modelo de Gestão, dos Directores/Reitores, acaba com a vida democrática nas escolas. Este novo paradigma apresenta sérios riscos, os quais é importante que os Pais e a população se apercebam. Uma escola fechada em si própria, a uma única voz, onde as vozes dos interessados não contam. Torna-se numa escola descontextualizada, no tempo e no espaço, feita por e para mentes acríticas, formando jovens acríticos.
Mas os professores estão vigilantes e conscientes; por isso, a negação desse tipo de modelo de Gestão faz parte das suas reivindicações.
Outro projecto do Governo será a Municipalização da Educação, com o qual também não estamos de acordo. O Sistema Educativo terá que ser nacional, respeitando as especificidades locais, mas nunca entregue a pequenos poderes com abertura para desigualdade de procedimentos.
A nossa luta é não permitir esta destruição, o que passa pela suspensão desta avaliação do desempenho docente – que, aliás, grande parte das escolas já suspendeu, respondendo ao apelo da Plataforma Sindical, feito na manifestação dos 120 mil – pela exigência de um Estatuto da Carreira Docente sem a divisão dos professores em categorias, sem provas de ingresso na carreira, por um sistema de avaliação dos docentes baseado na componente científico-pedagógica, sem quotas, formativa e não feita na secretaria, destinado a melhorar a prática de cada professor e a qualidade de ensino e elevar os padrões de qualidade de cada Escola.
Travar e ganhar esta batalha é garantir uma Escola Pública para todos, tal como está consignada na Constituição Portuguesa.

Pergunta: Consideras que esta ofensiva do governo ultrapassa o âmbito nacional?

IP: Trata-se de uma ofensiva da União Europeia, cujo carácter visa essencialmente reduzir os encargos com as funções sociais do Estado, onde a Escola Pública está incluída.
O congelamento da progressão na carreira foi imposto aos professores e a todos os funcionários públicos, durante 28 meses, tal como a divisão dos professores em “titulares” e “professores”, para que dois terços não passem do meio da carreira, visam essencialmente cumprir o Pacto de Estabilidade da UE (PEC).
São medidas que ficam contidas na própria lei do Orçamento de Estado, para respeitar os compromissos com Bruxelas.
Penso também que não podem deixar ficar para segundo plano a perda do vínculo ao Estado dos funcionários públicos. É preciso lembrar que os professores, a partir de Janeiro, com a nova lei da contratação para a Função pública, deixam de ser funcionários públicos, tal como todos os outros trabalhadores da Função Pública. Só os lugares de topo dos corpos especiais – Justiça, Segurança e Defesa e Corpo Diplomático – manterão o vínculo ao Estado. Todos os outros, até agora efectivos, passarão a ter um contrato de trabalho sem termo e os restantes, que eram trabalhadores sem vínculo ao Estado, passam a ter um contrato com termo. Com esta lei perdemos uma série de direitos adquiridos e perdemos estabilidade laboral.
Os mesmos critérios economicistas, impostos por Bruxelas, levaram o Governo a encerrar milhares de escolas e outros serviços do Estado, no quadro da aplicação do Programa de Reestruturação da Administração Central do Estado (PRACE), um programa que visa cortar um terço dos serviços centrais do Estado. As populações ficam sem escolas, serviços de saúde de proximidade, esquadras da polícia, tribunais, etc. Em relação às escolas estão concentradas em mega-agrupamentos, obrigando as crianças a deslocar-se muitos quilómetros. Portugal está a ficar descaracterizado, com regiões inteiras desertificadas, com uma população muito envelhecida, sem produção agrícola nem industrial, sem serviços públicos, sem população activa. No entanto numa pequena faixa litoral concentra-se toda a população, com problemas de urbanismo, e todos os problemas que daí resultam.
Ao mesmo tempo que impõem estas medidas para liquidar os serviços públicos, atacam o Código Laboral de todos os trabalhadores. Foi por isso que a CGTP organizou manifestações massivas, 200 mil diante da Cimeira dos Chefes de Estado e de Governo da UE, em Outubro de 2007. Os trabalhadores portugueses não aceitam a flexigurança nem a destruição da contratação colectiva, que também vem de Bruxelas. Mas nada aconteceu.

Pergunta: Sendo estes ataques programados a partir das instituições da UE – logo, levados à pratica também nos outros países, mesmo se provavelmente com formas diferenciadas – não consideras que poderia haver uma procura de respostas em comum?

IP: Deveríamos caminhar para uma procura de soluções conjuntas. Obviamente que cada país tem as suas próprias características, as lutas dos seus trabalhadores organizam-se de acordo com a sua própria cultura política e organizativa. Mas isso não significa que os trabalhadores – e, em especial, os seus dirigentes sindicais – não procurem encontrar-se para conseguirem delinear estratégias de acção comuns capazes de derrotar estes planos anti-sociais, saídos da UE.
Alias, nós precisamos de uma outra União Europeia, uma verdadeira União na qual os governos de cada país possam acordar políticas de cooperação e de troca, sobre a base da soberania de cada povo. Isso não tem nada a ver com a União Europeia dos banqueiros e dos grandes capitalistas, que é esta da qual é preciso sair.

Pergunta: O que pensas do plano de salvamento do capital financeiro?

IP: O objectivo deste plano é salvar e estabilizar os mercados financeiros, com o nosso dinheiro, o dinheiro dos impostos. Com a agravante que eles apenas estão a tomar medidas a prazo. Estão apenas a adiar a falência e a derrocada de um sistema. Veja-se como está Portugal, com estas medidas.
É preciso um plano de socialização dos meios de produção, para começar a pôr todas as riquezas ao serviço do Homem.
Chegámos a um estádio de desenvolvimento científico e tecnológico que permitiria resolver os problemas de toda a Humanidade. É um estádio de desenvolvimento que, logicamente, deveria colocar o Homem no centro. Mas, paradoxalmente, tudo é ao contrário. Em vez de o Homem estar no centro, está a defesa de um sistema que utiliza exactamente todo esse progresso científico e tecnológico para nos explorar ainda mais, para nos escravizar, ou pôr-nos a competir com a escravatura.
É um paradoxo falar na “Sociedade do Conhecimento” e ao mesmo tempo, as “reformas” dos governos servirem não para aumentar o conhecimento das jovens gerações, mas para os analfabetizar, que é o que o Governo está a fazer à Escola Portuguesa.
É urgente parar e pensar na gravidade de tudo isto!

Pergunta: Tu subscreveste o apoio à delegação de sindicalistas europeus que foi recebida por um representante do Comissário europeu para o Emprego, os Assuntos Sociais e a Igualdade de Oportunidades, visando exigir a anulação das sentenças do Tribunal Europeu de Justiça, tomadas contra os sindicatos da Finlândia, Suécia e um Land da Alemanha, porque estes impuseram o cumprimento das prerrogativas contidas nos contratos colectivos de trabalho dos sectores de trabalhadores dos seus países. Este representante da Comissão europeia respondeu à delegação que não poderia alterar aquelas sentenças, aliás tomadas com base nos Tratados que regem a UE.
No seguimento dos passos que já foram dados eles apelam, em conjunto com o Acordo Internacional dos Trabalhadores e dos Povos (AIT), a uma Conferência Europeia, a realizar nos dias 6 e 7 de Fevereiro, em Paris, pela revogação dessas sentenças, afirmando que não admitem que leis supranacionais se imponham às leis nacionais, revogando direitos conseguidos com a luta dos trabalhadores de cada país.
Estás de acordo com esta iniciativa?

IP: Estou de acordo. Numa altura em que os grandes que mandam no mundo se reúnem para procurarem as melhores maneiras de manterem o seu domínio, os trabalhadores e os povos também se devem encontrar, para lhes responder.
Considero que, na Conferência de Paris, deverão estar representados sindicalistas portugueses. Se for necessário, se for considerada a pessoa indicada e me for possível estarei disponível para participar nela.

quinta-feira, novembro 27, 2008

«É preciso não perder a embalagem»

França, manifestação escolas 20/Novembro
(Information Ouvrières, 24)

O mais difícil está realizado. Foi termos conseguido pôr-nos em movimento, com uma unidade tão grande. Agora, é preciso não perder a embalagem. Os ataques estão encadeados uns nos outros. Podemos ganhar a batalha da avaliação e tudo o que lhe está ligado. Depois, não podemos esquecer que, já em Janeiro, vamos perder o vínculo, tal como todo o resto da Função Pública. É preciso unir todos, porque todos estamos no mesmo barco: os médicos e enfermeiros, os polícias e os militares,...

Afirmações de uma delegada sindical do SPGL, de um Agrupamento do Concelho de Oeiras

Sim, é preciso não perder a embalagem. Sim é a unidade, que se realiza no movimento dos professores portugueses; a mesma unidade que se realizou nos professores, estudantes e trabalhadores italianos; ou nos estudantes e professores de Espanha. É a mesma unidade que 220 mil professores franceses acabaram de realizar, no passado dia 20 de Novembro, manifestando por toda a França, em torno da palavra de ordem "Não à reforma do ministro Darcos!".
O que está colocado em todos estes movimentos? Não é uma profunda vontade de construir uma Europa unida, sobre a base da defesa de todas as conquistas sociais e culturais que a Humanidade já conseguiu realizar?
Não colocam estas mobilizações a necessidade de outros governos, de outros programas políticos, os programas da cooperação solidária entre os povos e os trabalhadores de todos os países, incompatíveis com as leis da competitividade - premissa sagrada de todos os tratados da União Europeia?
Carmelinda Pereira, CDEP

segunda-feira, novembro 24, 2008

França: Greve de professores

Ministro mantém-se firme nas reformas
Professores franceses em greve devido a cortes de postos de trabalho
20.11.2008 - 11h33 Reuters
Os professores franceses fazem hoje uma greve para protestar contra planos para cortar milhares de postos de trabalho no sistema educativo, mas o Governo mostra-se disposto a avançar com reformas que diz serem necessárias para diminuir custos.

Espera-se que cerca de 70 por cento dos professores adiram à greve, que também reabriu a controvérsia sobre medidas recentes que vão obrigar as autoridades locais a fornecerem cuidados complementares para as crianças que têm os pais a trabalhar por auxiliares das escolas ou outro pessoal.

O ministro da Educação, Xavier Darcos, que tem supervisionado a reforma das escolas do Estado, disse que “ouviu” os professores mas que os sindicatos dos professores tinham de mudar a sua atitude entrincheirada.

As escolas públicas francesas empregam mais de 735 mil professores, que há muito se queixam de que os cortes do Governo têm feito aumentar a sua carga de trabalho e com que as salas de aula sejam mais difíceis de gerir.

No âmbito de um movimento mais vasto para reduzir a função pública francesa, no próximo ano devem desaparecer cerca de 13.500 postos de trabalho na Educação.

O Governo também está a planear uma série de mudanças organizacionais e de calendário que Darcos diz que irão melhorar o desempenho e preparar melhor os alunos para os exames do final do secundário.

Mas os sindicatos dizem que o principal objectivo do Governo é cortar custos às custas de professores e alunos. Darcos desvalorizou as críticas dos sindicatos, e disse que as reformas vão prosseguir. “Os professores merecem sindicatos melhores do que aqueles cuja única função é organizar a resistência à mudança”, disse à rádio francesa RTL.

Xavier Darcos também desvalorizou as queixas de algumas autoridades locais controladas pela oposição socialista de que não têm meios para dar cuidados alternativos às crianças cujos pais es
tão a trabalhar. “Isso é uma anedota, porque as autoridades locais controladas pela direita podem fazê-lo”, disse ainda.

quarta-feira, novembro 12, 2008

Descalabro no ensino em Portugal já é notícia em França

(recebido por mail)

luttes au portugal- a luta dos professores vista de França

Publicado em França, o texto que reproduzimos abaixo, traça o retrato
das lutas dos professores em Portugal analisando detalhadamente o
ataque que tem vindo a ser conduzido contra a escola pública pelo
governo Sócrates e a sua sinistra ministra Maria de Lurdes Rodrigues.

Desde o fecho de escolas às falhas no transporte escolar, do
desemprego docente até às reformas do ensino especial que deixam sem
apoio muitos milhares de alunos com necessidades educativas especiais,
o texto faz um retrato negro da educação em Portugal.

Foi publicado no «Classes en Lutte», jornal dos trabalhadores da
educação da Confédération Nationale du Travail (CNT-F)
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2289


LUTTES AU PORTUGAL

Au Portugal, ces trois dernières années, le gouvernement Sócrates
(PS), et la ministre de l'éducation, Maria de Lurdes Rodrigues, ont
lancé plusieurs offensives contre l'école publique.

Les réformes ont provoqué une dégradation sans précédent de
l'enseignement, et créé un profond mal-être chez les professeurs . Le
8 mars 2008, 100 000 enseignants (un sur trois) vêtus de noir en signe
de deuil ont défilé dans les rues de Lisbonne. Ce fut le plus grand
mouvement de protestation des enseignants qui ait jamais eu lieu au
Portugal.

Cette manifestation a été le point culminant de semaines de lutte et
de contestation nées au sein même des écoles contre les nouvelles
modalités d'évaluation des enseignants, unanimement rejetées à cause
de leur contenu irrationel et de leurs objectifs purement économiques.
Ces modalités d'évaluation découlent du Statut de Carrière des
enseignants, que le gouvernement a imposé contre la volonté des
professeurs et qui a donné lieu a une énorme contestation.

Les centaines de rassemblements, manifestations, et "vigílias" qui ont
précédé la mega-manifestation furent très souvent conduites par des
groupes de professeurs qui s'étaient organisés à l'intérieur des
établissements. Beaucoup de rendez-vous ont circulé anonymement par
sms ou par internet. Ces mouvements de contestation de la base, nés en
dehors des structures syndicales enseignantes, ont mis la pression sur
les syndicats de professeurs.

Ce mécontentement est la réponse naturelle à des années de réformes
économiques qui ont gravement mis en cause la qualité du travail
enseignant, et qui ont contribué à la dégradation de l'école publique
au Portugal. Ces réformes ont mené à la fermeture de nombreuses écoles
, ont modifié la nature des programmes et ont réduit la participation
des enseignants aux instances dirigeantes des établissements.
L'enseignement spécialisé et l'enseignement artistique ont également
subi de graves attaques, qui ont sérieusement mis à mal les principes
de l'école pour tous ("inclusive"). Le plan qui est en marche vise au
désengagement progressif de l'État du secteur éducatif pour le
transférer aux municipalités et ouvrir ainsi la porte à une future
privatisation de l'enseignement. Ce plan, qui a débuté par la remise
aux collectivités locales de la gestion du parc scolaire, pour ensuite
être éventuellement confiée a l'Eglise, menace maintenant d'être
étendu aux travailleurs non-enseignants ainsi qu'aux professeurs eux-
mêmes qui courent le risque de changer de ministère de tutelle et de
perdre leurs droits . Un récent projet de loi ouvre la porte au
passage des professeurs sous la dépendance des municipalités. (1)

Au Portugal le réseau public d'enseignement aurait perdu entre 16 et
23 000 enseignants ces trois dernières années.(2) Ces réductions ne
sont pas causées par la diminution du nombre d'élèves, comme le
gouvernement a voulu le faire croire, mais plutôt à la fermeture
d'écoles et à l'augmentation des horaires de travail.

Le Plan de fermetures d'écoles mis en place dès l'entrée en fonctions
du gouvernement Sócrates prévoyait de fermer environ 4000 écoles
primaires jusqu'au terme de la législature en 2009 (3). Rien qu'au
début de l'année scolaire 2006/2007, 1500 écoles ont été fermées, la
fermeture de 900 écoles supplémentaires étant prévue pour l'année
suivante. Ces fermetures touchent surtout les zones de l'intérieur
nord et du centre du Portugal, déjà largement désertifiées et elles
vont naturellement accentuer cette tendance. Les élèves des écoles
primaires fermées sont aujourd'hui obligés de rester la journée
entière loin de leur domicile et perdent de longues heures dans les
transports. Le réseau de transports scolaires, dépendant des
municipalités, fonctionne avec de graves déficiences. Des enfants très
jeunes sont ainsi obligés d'utiliser les transports publics sans que
la surveillance adéquate ne soit garantie, ce qui a déjà provoqué des
morts.(4)

L'enseignement spécialisé (pour handicapés) est un autre secteur qui a
subi des assauts qui ont mis en danger les principes de l'école «
inclusive ». La disparition des Équipes de l'Éducation Spécialisée et
de leurs coordinations régionales a laissé les enseignants du secteur
isolés dans les écoles. Le gouvernement a imposé un plan de
restructuration qui prévoit uniquement un soutien aux handicapés
(déficients), laissant de côté des milliers d'élèves dyslexiques,
hyperactifs et ayant des problèmes de comportement et d'apprentissage.
Ceux-ci courent le risque de se perdre et d'être envoyés dans les
"circuits alternatifs" perdant ainsi toute possibilité de progresser a
l'intérieur du système éducatif.(5)(6)

L'enseignement artistique, qui était déjà le parent pauvre, n'a pas
non plus été épargné par les réformes. À l'école primaire, il a même
été retiré du programme obligatoire tout comme l'éducation physique.
Ces activités sont maintenant inclues dans les "prolongement
d'horaires" et laissées à des moniteurs sans qualification apropriée ,
engagés sous contract précaire et mal payés par les municipalités(7).

Le système éducatif Portugais se trouve donc dans une situation
réellement préoccupante. Le profond mal-être causé par les réformes du
gouvernement actuel et menées à bien par la ministre Maria de Lurdes
Rodrigues lui font pleinement mériter son surnom de " Sinistre
Ministre".

quinta-feira, novembro 06, 2008

Classes en lutte... n° 95 novembre 2008 (França)

En ligne sur le site de la CNT-FTE le bulletin de la fédé : Classes en
lutte... n° 95 - novembre 2008.

Le numéro est à télécharger à l'adresse suivante :

http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2324

Le numéro est à agrandir en A3

Merci de le diffuser aussi largement qu'il le mérite.

Classes en lutte... est diffusé par mail. Pour le recevoir
automatiquement (ou pour se désinscrire) écrivez à : fede-educ@cnt-f.org


Télécharger Classes En Lutte 95



* L'angoisse de la coquille vide


L'inquiétude règne dans le petit monde des pédagogies alternatives,
en ces temps de disette intellectuelle sur fond d'attaques
incessantes contre les pédagogistes, cette nouvelle race
fantasmatique de post-soixante-huitards qui doit payer le prix de la
Nouvelle Inquisition sarkozyste. D'un côté, les tenants du rêve
réactionnaire le plus délirant, celui d'un âge d'or qui aurait (...)

* Pourquoi nous luttons aux côtés des sans papiers ?


Si nous luttons au côté des sans-papiers, hommes et femmes, avec ou
sans travail, pour leur régularisation, ce n'est pas par charité
mais par solidarité. C'est parce qu'avec ou sans papiers, nous
subissons toutes et tous la même exploitation, parce que accepter
leur sort aujourd'hui c'est accepter nos conditions de vie de
demain. L'économie libérale a pour condition (...)

* Attaques contre le syndicalisme


La CNT, tout comme l'ensemble des syndicats a reçu de l' Inspection
Académique, un courrier demandant que les demi-journées
d'information syndicale dans le 1er degré ne se fasse plus « pendant
les heures consacrées à l'enseignement à tous les élèves ainsi que
pendant les 60 heures réservées à l'aide personnalisée ou aux
interventions en groupes restreints auprès des élèves rencontrant (...)

* Précarité dans l'éducation et la recherche : nous sommes tous
concernées !

La précarité des étudiants s'est tellement généralisée qu'elle n'est
plus un sujet d'actualité. Pourtant, chaque année encore, 80 000
étudiants demandent une aide exceptionnelle, 107 000 étudiants sont
en situation de précarité et 22 600 étudiants sont en situation de
pauvreté grave et durable (rapport Grignon, décembre 2003) ! Les
conditions d'enseignement sont également dégradées par la
précarité (...)

* Parution du numéro 20 de n'autre école.


Addiction aux jeux en ligne, overdose de télévision, pléthore de
documents immatériels, fichiers informatiques en réseau,
numérisation de nos vies filmées, certains appellent cela la société
de la connaissance... On peut, comme cela fut expérimenté dans une
école proclamer une semaine « sans écran »... Ce n'est pas le choix
des pages « papier » du numéro 20 de N'autre école qui ont décidé de
faire face aux (...)

* Pour les enseignants grévistes du 92 nord, il faut continuer la
lutte.

Les enseignants grévistes du 92 Nord réunis en A.G. le 7 octobre
2008 dénoncent les attaques du projet Darcos ( la suppression
massive de postes , le démantèlement des R.A.S.E.D, la mise en place
des nouveaux programmes...). En tant qu'enseignants mais aussi en
tant que salariés du service public, nous dénonçons : l'atteinte au
droit de grève, la modification des statuts, la dégradation des (...)



_______________________________________________
Classesenlutte mailing list
Classesenlutte@cnt-f.org
https://listes.globenet.org/listinfo/classesenlutte

terça-feira, julho 01, 2008

França - Pais de pijama para discutir o futuro da escola

> Pyjama party de parents dans des écoles
> LEMONDE.FR <http://lemonde.fr/>

> A l'école du 40, rue du Château-des-Rentiers, dans le
> 13e arrondissement de
> Paris, occupée administrativement depuis mardi 10 juin,
> des parents sont
> arrivés, vendredi dès 18 heures, sac de couchage sur le
> dos. Comme plusieurs
> parents d'au moins 650 écoles publiques et privées,
> ils vont passer la nuit
> dans l'établissement de leur enfant. La raison de
> cette activité peu banale
> : les mesures du plan de Xavier Darcos, ministre de
> l'éducation nationale.
>
> SUR LE MÊME SUJET
>
> Vous Formation des enseignants : "Il faut de la
> pratique et du concret !"
> Vidéo Nicolas Sarkozy trace les grands axes de la réforme
> du lycée
> Réaction Philippe Meirieu : "Une catastrophe
> pédagogique"
> Edition abonnés Archive : Apprendre à enseigner sur le
> tas ou à l'école : le
> débat est relancé
> Josée Herrmann, directrice de l'établissement et
> membre du SNUipp, le
> premier syndicat des professeurs des écoles, nous explique
> les raisons de
> cette mobilisation.
> Josée Herrmann
>
> Au programme de la soirée, un goûter est organisé sur le
> parvis devant
> l'entrée de l'école, avant de s'installer
> dans le préau pour dormir. L'idée
> de cette nuit originale est de discuter de l'avenir de
> l'école républicaine
> dans une ambiance détendue.
>
> SOLIDARITÉ ENTRE PROFESSEURS ET PARENTS
> La "Nuit des écoles" se veut être une
> opération de protestation différente
> de celles déjà entreprises depuis plusieurs semaines pour
> alerter le
> gouvernement sur l'inquiétude profonde de certains
> parents, qui redoutent
> une perte de qualité de l'enseignement. Pour se faire
> entendre, une
> solidarité nouvelle s'est créée entre professeurs et
> parents d'élèves.
> Sandrine Prigent est présidente de l'association de
> parents d'élèves (FCPE)
> au 37, rue du Château-des-Rentiers, où son enfant est en
> CM1.
>
> Sandrine Prigent
>
> C'est un collectif qui est à l'origine du
> mouvement, et qui a diffusé
> l'information à travers son blog. La FCPE, première
> fédération de parents
> d'élèves, et le SNUipp soutiennent l'opération.
> Sur les 55 667 écoles
> primaires publiques et privées que compte la France, ce
> sont les
> établissements de Loire-Atlantique, d'où est partie
> l'initiative, et du
> nord-est de Paris (10e, 18e, 19e et 20e) qui sont le plus
> mobilisés.
> L'opération doit s'achever samedi matin pour
> laisser place aux kermesses de
> fin d'année.
> Laura Marzouk

domingo, maio 25, 2008

Filme "Entre les Murs", de Laurent Cantet

Lutas na aula filmadas por Cantet

EURICO DE BARROS, em Cannes

Professor interpreta o seu próprio papel em 'Entre les Murs'

Um miúdo marroquino chama "macaco" a outro do Mali. Uma rapariga tunisina recusa-se a ler um trecho de um livro porque não lhe apetece. Um filho de portugueses aparece com uma camisola da selecção de futebol e o cabelo espigado à Ronaldo. Estas são algumas das situações que o professor de Entre les Murs, de Laurent Cantet, tem que enfrentar todos os dias na aula de Francês que lecciona num liceu algures em Paris; mas não é por isso que o filme, terceiro e melhor do trio que a França apresenta na Selecção Oficial do Festival de Cannes, se resigna aos clichés sensacionais do subgénero "filme de escola problemática".
Cantet disse numa entrevista que "toda a gente produz discursos ideológicos sobre a escola, mas muito poucos a conhecem e vão ver como funciona". Por isso, pegou na ideia que tinha de fazer um filme de ficção sobre a vida num liceu "difícil" e propôs ao jornalista, escritor e professor Francois Bégaudeau a adaptação ao cinema do seu livro Entre les Murs, baseado nas suas experiências de ensino. Mais: além de ter convidado Bégaudeau a co-escrever o argumento com ele e com Robin Campillo, Cantet propôs-lhe ainda que interpretasse o papel principal, o de um professor chamado... Francois.
Para transferir para a tela a autenticidade do livro, o realizador e o autor decidiram que os alunos seriam interpretados não por actores jovens recrutados em castings, mas pelos alunos de um liceu de Paris, que fizeram workshops dramáticos e foram encorajados a improvisar durante a rodagem, mantendo os seus nomes na fita, tal como os professores.
O resultado é esta crónica de um ano lectivo numa sala de aula que é um microcosmo de milhares de outras em escolas "duras", não apenas em França mas também em qualquer país da Europa onde os filhos dos imigrantes africanos, asiáticos e também europeus vieram engrossar as fileiras escolares dos naturais. Onde dar aulas requer a um professor já não apenas a normal preparação pedagógica, como ainda paciência de santo, muita capacidade de encaixe e uma autoridade feita de parte de firmeza, parte de diplomacia, e o dia-a-dia é gasto a dar matéria e a tentar explicar aos alunos as regras básicas do respeito, da boa educação, do convívio social e do comportamento em público - especialmente numa sala de aula.
Colado ao máximo à realidade, Laurent Cantet descreve o confronto diário intenso, exigente e ingrato entre um adulto e um grupo de adolescentes em que se transformou o ensino em muitas das escolas das sociedades contemporâneas, sem desabar ou no discurso catastrofista do apocalipse escolar, nem nas piedades ingénuas das pedagogias redentoras, sem crucificar ou endeusar os professores ou transformar os alunos em estereótipos ou carne para canhão do politicamente correcto. E sem esconder que ensinar pode por vezes parecer uma missão quase impossível, face a quem não quer, não consegue ou resiste, com insolência e hostilidade, a ser ensinado. Entre les Murs é um filme sobre cenas da luta na classe.(....)

quarta-feira, abril 02, 2008

segunda-feira, março 17, 2008

Experiências de Unidade em Defesa da Escola Pública

Marcha da Indignação, Lisboa 8/Março
(100 000 cidadãos unidos)

«Quando podemos encontrar-nos com os pais e explicar-lhes como funcionam as coisas, as relações são em geral boas e sentimo-los prontos a agir de acordo connosco», diz Odile Dauphin, professor de história e geografia. Há dois anos, estava eu no Henri-IV, aquando da reforma Allègre do ensino secundário. Com o SNES (Sindicato Nacional do Ensino Secundário) e o SNFOCL (Sindicato Nacional Força Operária das Escolas Básicas e Secundárias), conseguimos juntar mais de duzentos pais para os informar do que estava a ameaçar os seus filhos e o ensino em geral. «A reunião, realizada num sábado de manhã, correu bem, foi aprovado um apelo comum, e aquando da nossa greve, que durou três semanas, contámos com o apoio, e por vezes mesmo com a participação, de pais em muitas manifestações, apesar de tudo isto ter levado à desorganização do ensino. Aliás muitos pais fizeram a ligação com o que se passava ao nível do seu trabalho (hospital, correios...) e se não pudemos propriamente criar um "soviete Henri-IV", soprou nesse ano um vento de revolta no cruzamento da Rua Clovis com a Rua Clotilde, muito solidário com o que então se passava nas famosas escolas secundárias dos subúrbios.»


(in Maurice T. Maschino, Pais Contra Professores, França, 2002, Ed. Campo das Letras)

Retirado daqui