Mostrando postagens com marcador contra-reformas. Mostrar todas as postagens
Mostrando postagens com marcador contra-reformas. Mostrar todas as postagens

quarta-feira, março 11, 2009

Apelo à mobilização unida

«Como mudar de rumo»

por Manuel Baptista

Temos de exigir, colectivamente, uma mudança profunda, cada vez mais urgente, nas orientações da política económica e social neste país. Toda a população vem sentindo as políticas de contenção dos salários, desde há longos 7 anos, pelo menos, para satisfazer as exigências impostas pela UE a todos os países, com especial insistência no congelamento das despesas públicas. Ora, num país frágil economicamente, como Portugal, são as despesas públicas e a capacidade aquisitiva da sua população empregada, nomeadamente dos trabalhadores da administração pública, que tem sustentado o mercado interno, este sendo -sem dúvida- o mais importante mercado das micro e pequenas empresas, que constitui o tecido empresarial do país. Portanto, se existe crise, ela não vem apenas do exterior, ela já existia antes e foi potenciada devido a anos sucessivos de políticas unicamente destinadas a conter salários e de protecção dos lucros da banca e especuladores.
O governo do PS, embora tenha ascendido ao poder por uma maioria de votantes da classe trabalhadora, cedo se desviou das promessas eleitorais deste partido, em vez de pôr em prática os compromissos assumidos perante o eleitorado.
O que testemunhámos foi a deliberada e premeditada continuidade das políticas de ataque à classe trabalhadora, com um agravamento das disposições desfavoráveis no Código do Trabalho, a imposição de piores condições e de mais baixas reformas para todos, com o pretexto falso de salvar o sistema da segurança social, a extinção de múltiplos serviços de saúde de proximidade, havendo mesmo um início de revolta popular generalizada, que obrigou a uma mudança de ministro da Saúde e também de destruição do sistema público de Educação.
Neste último sector, a demagogia e populismo político do governo traduz-se por grandes prejuízos, que são causados -de forma duradoira- ao sistema público de ensino em si mesmo, portanto a toda a população, especialmente às crianças e jovens, à classe trabalhadora, que tem seus filhos na escola pública.
Mas o governo apenas tem para mostrar campanhas de imagem, o que, além de usar dinheiros públicos para fins de mais que duvidosa utilidade, é uma forma de se apropriar do aparelho de estado em benefício dum governo e dum partido!
As supostas «reformas» do governo na educação apenas são CONTRA-REFORMAS OU MEDIDAS DEMAGÓGICAS E ELEITORALISTAS.
Há muitos exemplos gritantes desta situação (ver: o artigo contra-reformas do governo na educação).
O povo e os trabalhadores devem tirar daí as suas conclusões e participar na luta dos sectores de docentes, funcionários, estudantes e encarregados de educação que já despertaram para esta realidade e estão levando a cabo uma poderosa luta pela revogação das mais gravosas medidas deste executivo e por uma inversão do rumo catastrófico que leva o sector da educação neste país.

Manuel Baptista

terça-feira, janeiro 06, 2009

Luta dos Professores em França

França: contra-reforma Darcos destinada a cortar despesas encontra resistências de sindicatos de estudantes e de docentes


http://www.sudeducation.org/article2742.html
Réforme des lycées : la régression scolaire ne se négocie pas
Une illusion de négociation pour un vrai démantèlement
vendredi 12 décembre 2008

Dernière mise à jour 12 décembre 2008

En présentant le 17 juillet à la presse les principes de la réforme du lycée, Darcos rendait ses annonces quasiment invisibles pour la grande masse des personnels. Depuis la rentrée, les choses commencent à s'éclairer : fin octobre décision définitive sur les grands axes, décembre bouclage global de la réforme du lycée et mise en place d'une nouvelle seconde à la rentrée 2009. Il s'agit bien d'une réforme déjà ficelée qui vise à adapter le lycée et plus particulièrement le nombre d'heures de cours des élèves, aux milliers de suppressions de postes déjà annoncées. Derrière cette « réforme pédagogique » qui affiche le souhait d'une « plus grande autonomie des lycéens » se cache la volonté ministérielle de reformuler les obligations de service des enseignants.
Pour légitimer cette refonte du lycée, le ministre Darcos s'appuie sur une « feuille de route » signée par plusieurs syndicats. SUD Éducation a refusé de s'associer à ce qui ne pouvait être qu'un simulacre de négociation. Pour des raisons liées aux statuts des personnels, FO a fait le même choix. La CGT Éduc'action a retiré sa signature en septembre et le SNES a fait de même le 9 octobre.

Calendrier prévu

- Septembre – octobre 2008 : « concertation » (en deux mois, sur un sujet aussi vaste !).
- Fin octobre 2008 : décisions de Darcos sur les grands principes d'organisation.
- Novembre – décembre 2008 : lancement du travail sur les programmes, notamment pour la seconde.
Poursuite de la concertation sur les conséquences en matière de fonctionnement des établissements, d'exercice du métier d'enseignant, de vie lycéenne.
- Décembre 2008 : décisions de Darcos sur le projet définitif de seconde et les aspects essentiels du cycle terminal.
Consultations « formelles » (CSE, sans doute CNESER, autres).
- Janvier – juin 2009 : préparation de la rentrée dans les académies.
Affinement du projet pour le cycle terminal et les « modes de validation » (bac), poursuite du travail sur les programmes (adoption de ceux de seconde).
- Septembre 2009 : nouvelle seconde.
- Septembre – décembre 2009 : achèvement du travail sur les programmes du cycle terminal.
- Septembre 2010 : première année du nouveau cycle terminal.
- Septembre 2011 : deuxième année du nouveau cycle terminal.
- Juin 2012 : première session du baccalauréat.

De juillet à novembre déjà trop de raisons de dire non

Il s'agit en fait d'une remise en cause totale des enseignements en lycée. La réforme découpe le temps de travail des élèves en trois blocs :
- en seconde, 70% pour des enseignements fondamentaux, 20% pour des modules d'exploration et d'approfondissement, 10% pour des enseignements et activités dits d'accompagnement (18 modules semestriels dont 11 généraux, 4 d'exploration, 3 d'accompagnement) ;
- en cycle terminal, la répartition pourrait être respectivement de 45%, pour les enseignements fondamentaux, 45% pour ceux d'exploration et 10% pour l'accompagnement(16 modules généraux et 16 de spécialisation sur 2 ans).
L'essentiel reste de supprimer des heures et des postes. Le ministère fixe l'objectif en 2nde à 30h par semaine sur 36 semaines (soit 1080 heures annuelles). Aujourd'hui un élève de seconde a 28,5h de cours disciplinaires, 31,5 s'il prend une option facultative. Le ministère ne parle ni de dédoublement, ni de TP. Physique-chimie et SVT sont fondues dans les « sciences expérimentales » (3h annuelles) dans le bloc des enseignements généraux. Le cycle terminal devra aussi contribuer à la réduction de l'emploi public ! Le maintien d'une différence horaire prof / horaire élèves est ainsi un sujet de débat.
Le module semestriel de 3h devient la base de tout l'enseignement. On voit bien l'intérêt du ministère dans le cadre d'une annualisation des services des professeurs. Mais la généralisation de ce système avec la possibilité d'un enseignant différent tous les six mois va rendre le suivi des élèves quasiment impossible et pénalisera les élèves déjà en difficulté. L'enseignement par module pourra conduire également à faire disparaître le groupe classe qui organise aujourd'hui l'espace relationnel et affectif du lycéen et sert de base à la définition du service des enseignants.
L'appauvrissement culturel est un « dégât collatéral » assumé. En 2nde toutes les disciplines nouvelles en lycée (SES, ISI, médico social, IGC, LV3) deviendraient des modules d'exploration (optionnels). La plus grande incertitude règne encore à ce jour pour les sciences expérimentales (SVT, physique-chimie). Dans le cycle terminal, quatre familles de parcours sont prévues : humanités et arts, sciences, technologies et sciences de la société. Dans ce dernier parcours, les SES, sans doute trop critiques, perdraient leur influence au profit du droit et de la gestion.
L'accompagnement concernerait les élèves qui ont des difficultés, mais les autres seraient encadrés pour travailler sur les méthodes de travail ou la découverte des métiers, qui donnerait priorité aux partenariats avec les entreprises. Ces tâches relevaient, pour certaines, de rémunérations supplémentaires (prof principal, ISO…). Le projet serait-il de les intégrer dans la charge de travail de chacun et même d'augmenter le temps de travail (22 h) avec la même rémunération ? D'autre part, rien ne dit que cet accompagnement sera effectué par des enseignants et non pas, à terme, par des assistants pédagogiques, payés au SMIC ?
Pour régler les problèmes de gestion d'heures, qui ne manqueront pas d'apparaître sur le terrain, on invoque l'autonomie des établissements, notamment pour la mise en place des modules d'accompagnement, qui risquent de connaître le sort de « variable d'ajustement » qui est aujourd'hui celui de l'ECJS ou des TPE. Pour trancher dans les questions de cuisine interne, quoi de mieux que le « conseil pédagogique » afin de soumettre les enseignants aux choix contraints qui leur seront imposés et les faire collaborer à la gestion de la pénurie ? L'offre de modules serait discutée dans l'établissement, mais aussi au niveau rectoral en référence à une grille nationale. Le contenu des modules serait national.
Rien ne garantit que ce baccalauréat à parcours modulable et réduit restera un sésame acceptable pour des universités devenues « autonomes » avec la loi LRU. Rien ne garantit qu'il subsiste en tant qu'examen terminal et national.

L'autonomie des lycéens et l'égalité des droits demandent des moyens

Cette réforme ne peut qu'accroître les inégalités scolaires. Il ne simplifie en rien le parcours d'étude au lycée or plus un système est compliqué, plus ceux qui disposent d'information à son sujet peuvent en bénéficier. Comme la suppression de la carte scolaire, cette réforme renforce la mise en place de stratégies scolaires individuelles par l'élève et sa famille : choisir le « bon » établissements, les « bonnes » options en fin de 3e, le « bon » parcours dans le cycle terminal, tout cela reste inchangé par rapport à ce qu'on peut déplorer actuellement dans les études au lycée.
L'autonomie des lycéens, axe soi disant majeur de cette réforme, est un trompe-l'œil. Transformé en élève-client, il est convié à choisir son « menu » dans les différentes disciplines que son lycée lui propose. Mais son choix sera contraint par les moyens qu'aura pu obtenir effectivement son lycée, par la présence d'enseignants qu'il faudra bien « occuper », par les exigences des filières du supérieur... L'autonomie se construit et c'est une des tâches de l'école que de l'enseigner : renvoyer chaque lycéen à une autonomie qui serait « déjà là », c'est se préparer à le rendre entièrement responsable de ses échecs (« Si tu avais choisi la bonne option, le bon lycée... »), c'est justifier par avance les inégalités scolaires (« Tout le monde pouvait y arriver mais il fallait bien choisir »).
À la loi qui donne des obligations et des droits égaux, on substitue à tous les étages le contrat. Contrat entre le rectorat et le ministère, organisation contractuelle des enseignements dans chaque lycée, contrat entre le lycéen et les enseignements. Parallèlement, la concurrence est érigée comme modèle d'organisation notamment, chose nouvelle, entre les enseignants : pour pouvoir conserver ses « heures », son poste dans l'établissement, à l'enseignant de faire en sorte d'attirer les élèves pour qu'ils choisissent son module. Et quelle meilleure manière de le faire qu'en la présentant comme rentable ? De fait, est organisée une pression sur l'évaluation.
La réforme du ministère Darcos n'est donc que l'application de l'idéologie libérale au lycée, avec les dégâts que l'on peut voir actuellement dans le monde économique.
Pour un lycée de la réussite de tous, il faut des moyens, à commencer par une diminution importante du nombre d'élèves par classe en 2nde et dans le cycle terminal. Il faut du temps de concertation pour les équipes pédagogiques. Il faut que l'égalité des droits de tous les élèves à l'éducation prévale sur l'affrontement concurrentiel pour la meilleure place.

Une réforme pilotée par la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) et ses suppressions de postes

Cette réforme du lycée doit être replacée dans le contexte des suppressions massives de postes dans l'Éducation et dans tous les services publics. Toutes les réformes proposées depuis 2002 s'inscrivent dans la logique d'audits financiers : pour le lycée, l'audit préconisait la baisse de 20% des moyens par la suppression de spécialités (bacs techno ou pro), d'options et par la diminution des heures de cours. On y est …
Dans l'Éducation, aux milliers de suppressions de postes des années précédentes il faut ajouter les 80 000 annoncées par le gouvernement d'ici 2012 dont 13 500 pour 2009 avec leur cortège de mesures. Dans le second degré : poursuite du bac pro en 3 ans qui « économise » 10 000 postes en LP, inflation des heures supplémentaires ; dans le 1er degré, suppression des réseaux d'aide (RASED), développement des heures supplémentaires et rentabilisation accrue du travail des enseignants. Darcos lie de nouveau explicitement l'alourdissement des missions des enseignants, prévu dans le rapport Pochard, à la réforme du lycée.
Personne ne gagnera seul. Tous les personnels sont concernés. Organisons la lutte unitaire pour construire les possibilités d'une alternative démocratique pour l'École Publique.
SUD Éducation Calvados
7, avenue de Cambridge
14200 Hérouville-Saint-Clair tél : 06-72-67-50-13 / 02-31-24-23-36 courriel : sudeduc14@free.fr
Documents joints à cet article :
Articles de cette rubrique




--
Colectivo Anti-Autoritário e Anti-Capitalista
de Luta de Classes, baseado em Portugal
www.luta-social.org

segunda-feira, novembro 24, 2008

Memorando das Contra-Reformas

CONTRA-REFORMAS DO GOVERNO NA EDUCAÇÃO

- Fecho de 3000 escolas do 1º ciclo, sob pretexto de que têm «poucos» alunos. Alunos de tenra idade obrigados a fazerem longos trajectos diários, para «centros educativos» apinhados, com a presença de alunos mais velhos... as aldeias ficam despovoadas, acelera-se abandono do interior rural.
- Fecho de escolas situadas em zonas nobres das grandes cidades. Entrega do património edificado a empresa «pública», primeiro passo para que um futuro governo entregue esses edifícios públicos aos privados. Entretanto, estudantes do ensino secundário de Lisboa e do Porto apinham-se nas escolas secundárias, com instalações vetustas. Escolas de todos os níveis carecem de reparações estruturais urgentes.
- Após mais de um ano de simulacro de negociação com as organizações sindicais de docentes, o governo promulga um Estatuto de Carreira Docente (o «ECD do ME»), que merece o repúdio de toda a profissão, não havendo um único sindicato - entre 13 da Plataforma de Sindicatos Docentes - que tenha aceite assinar acordo com o governo... Actualmente os problemas que se vivem no sector têm origem no referido «ECD do ME».
- Multiplicação de gastos sumptuários com quadros interactivos, provavelmente um excelente negócio para certas empresas que terão obtido contrato com o governo, num contexto em que faltam muitos equipamentos essenciais (não existem em muitas escolas laboratórios para as ciências, cantinas, salas de alunos, pavilhões desportivos, etc.).
- Manutenção de dezenas de milhares de funcionárias auxiliares «a contrato», sendo absolutamente indispensáveis ao funcionamento das escolas.
- Entrega de mais e mais competências às autarquias, nos graus de ensino básico. Tentativa de municipalização completa do ensino.
- Promulgação de lei de Gestão anti-democrática, onde os cargos pedagógicos são todos por nomeação das chefias. Alguém - o director - será uma espécie de «vice-rei», sem haver qualquer controlo democrático sobre a sua gestão. Poderão vir a ser «comissários políticos» ao serviço do ministério e/ou autarquia, poderão ser escolha totalmente contrária aos trabalhadores docentes e não docentes de uma escola ou agrupamento.
- Estatuto do Aluno aberrante, absurdo em muitos pontos, sendo a questão das faltas apenas um deles. O remendo encontrado à pressa, face à contestação estudantil que ameaçava alastrar, é de legalidade duvidosa.
- Utilização de dinheiro público para sustentação da direcção de uma estrutura que se afirma A representante dos pais e encarregados de educação (... que na imensa maioria não delegaram nessa estrutura qualquer mandato representativo!!). Esta estrutura fala sempre a favor da política ministerial.
- Criação de um «conselho de Reitores», chamado conselho de escolas, constituído pelos PCEs que o ME muito bem entendeu nomear. Ainda assim, maioritaramente, veio aconselhar a Ministra a suspender a avaliação de desempenho docente.
- Desestabilização do quadro de concursos, com proposta totalmente inaceitável. Segundo uma das normas propostas para tais concursos, os professores de quadro de zona, são obrigados a concorrer para extensões de território enormes.
- Ameaça de acabar com os «quadros de escola», os únicos que conferem estabilidade verdadeira na profissão docente. Sua substituição por «quadros de agrupamento».
- A não resolução da situação de milhares de professores sem vínculo seguro, precários, que têm dado o seu contributo ano após ano, mostrando que são indispensáveis ao próprio sistema: em vias de ser excluídos, sem nunca o ME ter cumprido as promessas de integração nos quadros.
- Exame de entrada na profissão docente retrógado e anarcónico, pois as escolas que dão formação específica para a docência são todas certificadas pelo ME. Se estas escolas são competentes, porque motivo os seus diplomados são sujeitos a exame? Se não o são, como é que foram autorizadas a leccionar e a passar diplomas?
- Desautorização dos docentes através de actos e palavras de «guerra», etc. com correlativo aumento das dificuldades no quotidiano das escolas (agressões a docentes e funcionários, por alunos e encarregados de educação).
- Incapacidade manifesta na resolução de problemas práticos, como a vigilância nas escolas. Apenas pensam introduzir sistemas de vigilância caríssimos e totalmente ineficazes contra roubo e vandalismo.
- Manutenção dos desequilíbrios entre escolas, causados por bolsas de pobreza em torno das grandes cidades. Ausência de políticas sociais de integração. Atribuição de culpas do fracasso/ausência das políticas sociais aos docentes.
- Retirada de apoios pedagógicos acrescidos a muitos alunos com atrasos ligeiros ou dificuldades diversas.
- Introdução forçada de crianças com handicaps profundos, sem condições, pretextando hipocritamente «política de inclusão». Na realidade, para poupar em escolas e apoio clínico especializado às crianças com esses problemas. As escolas são «competentes» para gerir a situação.
- Uma campanha de distribuição de computadores portáteis - a preço subsidiado - para docentes e alunos, no início do ano lectivo anterior (2007/2008), seguida da «campanha do Magalhães» em 2008/2009, ano pré-eleitoral. Ambas são meras estratégias de marketing político e portanto abuso de poder clarao por parte dos governantes.
- O primeiro-ministro afirmou e repetiu muitas vezes a MENTIRA de que «agora, sim, os profs vão ser avaliados»... quando sabia muito bem tal ser falso: os profs foram sempre avaliados... pelos instrumentos de avaliação legislados pelo próprio ME e governo !!!
- A maior sangria de docentes de sempre: docentes no cume da carreira, que optam pela reforma antecipada para não terem de se sujeitar a tratamento humilhante, mesmo com penalizações importantes no montante das pensões de reforma. Estes docentes têm elevada competência para exercer a profissão e fazem muita falta ao sistema, porque têm experiência e sabedoria.

... mais haveria a dizer sobre a catástrofe em que este governo transformou um sector já com imensos problemas e mal tratado pelos anteriores governos.

MB

segunda-feira, março 03, 2008

Documento da Ericeira

Documento da Ericeira…

2 03 2008

Exmo. Senhor Presidente do grupo parlamentar do Partido …
(para entregar a todos os partidos com assento na Assembleia da República)

Os professores abaixo-assinados vêm denunciar o desmantelamento da Escola Pública Democrática e dos seus ideais fundados nos princípios da Declaração Universal dos Direitos Humanos, objectivo perseguido e estruturado pelo actual Governo através da aprovação de um conjunto de diplomas legislativos sucessivos, aparentemente independentes, mas que encadeados alcançam o resultado premeditadamente previsto.

Relembremo-los a Vossas Excelências.

Decreto-lei 15/2007 - Estatuto da Carreira Docente, que a divide de uma forma maquiavélica, fazendo surgir de um lado, o professor titular e, do outro, o professor, tendo como objectivos:

1 – Criar uma estrutura fracturante que, através de uma hierarquização, estabelecida num critério de pura oportunidade, desmantela a curto e médio prazo, o sistema de eleição dos professores pelos seus pares para diversos órgãos, dando lugar à escola do pensamento único, imposta no terreno pelo Poder do momento, através de uma estrutura hierarquizada.

2 - Reduzir custos necessários, sacrificando o papel da escola e do professor na escola e na sociedade, a coberto de uma falácia, a de poder anunciar um padrão remuneratório para o professor, a partir daquele que está estabelecida apenas, para o titular.

3 – Contribuir para o progressivo empobrecimento económico do professor, com reflexo no seu papel social na comunidade, diminuindo-o no desempenho pleno das suas funções.

4 – Alterar o papel da escola na comunidade, subordinando princípios estruturantes de uma sociedade, como o de fazer da Educação a alavanca da preparação dos jovens para o futuro, através do exercício da liberdade e de responsabilidade na descoberta do saber, por dimensões redutoras, de serviço obrigatório a custo mínimo e de forma a permitir o cumprimento de objectivos estatísticos para europeu ver.

5 – Como meio instrumental para obter os desígnios acima enunciados, levar a cabo uma classificação do professor, através do seu nível superior hierárquico meramente conformadora de uma estrutura piramidal e não, como defendemos, numa hetero-avaliação inserida numa perspectiva formativa que se quer permanente e ao longo de toda uma vida, postura que deve servir de padrão para toda a comunidade, e na prossecução de uma necessidade que é colectiva e comum: a elevação educacional, cultural e social de uma comunidade através da preparação das gerações futuras.

Decreto-lei 35/2007 - Regime de contratação de docentes

Este é dos regimes contratuais mais precários que se conhece em Portugal, ousamos dizer, na Europa.

A contratação dos professores está a ser feita pelos Presidentes dos Conselhos Executivos e futuramente, pelo Director. Este facto determina que em cada Escola, o professor contratado encontre uma nova entidade empregadora, uma estratégia que permite que um professor exerça a sua actividade durante 20 e mais anos, servindo o Ensino e a Educação públicas, sempre numa situação de vida precária, com contratos a prazo.

Decreto-lei 3/2008 – Estatuto do aluno

Este diploma não comporta uma única medida capaz de reduzir o abandono escolar, mas, porque elaborado por gente afastada da realidade das escolas, fomenta-o:

Pedir a um aluno de regresso à escola, que realize uma prova, a chamada “prova de recuperação” é uma forma de o afastar dela. Tal medida é anti-pedagógica e mesmo persecutória.

Acresce de forma inconsequente o trabalho administrativo do director de turma, cerceando a sua prática pedagógica.

Decreto-regulamentar - 2/2008 - Este decreto que diz no seu preâmbulo consagrar “um regime de avaliação de desempenho mais exigente e com efeitos no desenvolvimento da carreira que permita identificar, promover e premiar o mérito e valorizar a actividade lectiva” é só por si um bom pedaço de demagogia e hipocrisia ministerial, por razões já apontadas e outras que apresentamos:

1- Pede-se ao professor que defina objectivos individuais. Este pressuposto assenta numa lógica empresarial, incompatível com uma prática pedagógica capaz de operar transformações positivas no seio de uma comunidade educativa.

2 – A avaliação do professor dependerá dos resultados escolares dos seus alunos, aferido por padrões estatísticos genéricos e não de acordo com a realidade individual e do meio social onde se inserem.

3 – Valoriza-se a participação do professor em estruturas de orientação educativa, mas a sua participação nessas estruturas far-se-á por nomeação do Director.

4- Define-se critérios de avaliação subjectivos, tais como empenhamento, disponibilidade, equilíbrio, que permitem a arbitrariedade do avaliador de acordo com interesses do momento.

Pelas razões apontadas, este diploma é, na sua essência, propiciador de eventuais atitudes corruptivas da dignidade docente.

O corolário de todos estes normativos, encontra-se plasmado no Decreto-lei ora aprovado em Conselho de Ministros, que aprova o regime de autonomia, administração e gestão dos estabelecimentos públicos de educação pré-escolar e dos ensinos básicos e secundários. Denunciamos ainda, a prática levada a cabo por este Governo, do encerramento de centenas de escolas implantadas nos centros das populações e o enclausuramento das crianças dessas escolas em fábricas periféricas a que chamam “Centros Educativos”

1 - Esta situação trará a médio prazo, custos sociais elevadíssimos, uma vez que a concentração de centenas de crianças no mesmo espaço e, este afastado do centro das populações, mata a sua individualidade e identidade natural, desvaloriza a rede de afectos, impede o seu crescimento harmonioso e fomenta focos de insegurança, subjectiva e objectiva.

2 – Este procedimento libertou espaços nobres dentro das populações que já deram e darão grandes empreendimentos imobiliários, em prejuízo do espaço público, isto é, que nos serve a todos, acobertando-se deste modo, vis comportamentos de entidades públicas com subscrição legal.

Pelo exposto, solicitamos as Vossas Excelências que promovam o agendamento destas matérias, permitindo uma discussão e análise cuidada do papel da Educação e dos seus agentes, os professores, neste país, revogando este conjunto de diplomas que comprometem o nosso presente, dos professores e do país, e o futuro das gerações em formação.